rock instrumental pop postrock singersongwriter post acoustic note mogwai tortoise
| | 1 | superstitious | | 3:42 |
| | 2 | uterus | | 3:34 |
| | 3 | asymetrique | | 3:15 |
| | 4 | mercredi ou la vie sauvage | | 4:54 |
| | 5 | Karl & Julie | | 3:30 |
| | 6 | Walt | | 4:52 |
| | 7 | monegasque | | 1:21 |
CHRONIQUE "INDIEPOPROCK.NET"
Blue Haired Girl est un groupe en provenance de Nancy, et leur dernier l'album, "L'éloignement", vient de sortir sur le jeune label Les Disques Normal. Une première écoute attentive apporte diverses ambiances éthérées qui nous emportent facilement dans quelques rêveries mélancoliques. Un bien jolie entrée en la matière ...
Superstitious, placé en ouverture de l'album, présente les bases de la musique de Blue Haired Girl, dont la construction semble héritée de nombreux groupes de Post-Rock comme Tortoise ou Slint. Mais au lieu de faire surgir quelques distorsions électriques, ou encore de coller des habillages électro à l'ensemble, le groupe préfère mettre en place une tonalité plutôt folk qui n'est pas sans rappeler Yann Tiersen ou encore certains morceaux de L'Altra. Sur Uterus une voix vient s'ajouter à l'ensemble, et récite un texte assez cinématographique, dans un chanté-parlé assez froid, et quasi-Houellebecquien. Deux jolis titres qui nous embarquent dans des atmosphères calmes, boisées et aériennes : guitares Folk, mandolines, piano et violons se marient plutôt bien avec ces constructions complexes. Ce voyage singulier et folklorique se poursuit avec l'instrumental Asymétriques, et ne se terminera qu'à la fin du disque.
Pour autant, "L'éloignement" cache bien son jeu, Karl & Julie introduit une guitare électrique, et apporte une tournure un peu plus abrasive au disque. Cette configuration continue de tourner sur l'excellent Walt, morceau complexe dont la progression - entre folk, jazz-free, et guitare noise - ne cessera de nous fasciner par sa construction. Seule petite ombre au tableau : Mercredi ou la vie sauvage, dont on regrettera les cris beuglés, et dont l'effet finira par nous énerver après quelques écoutes actives. Mais malgré cette fausse note, les qualités de "L'éloignement" sonnent comme une évidence : Un univers, un son, et des morceaux superbes qui ne nous lâcherons pas de sitôt.
A l'heure où le rock français regarde dans le rétroviseur en resserrant son jean slim, dans une prise de risque proche de zéro, Blue Haired Girl choisi de jouer à contre-courant et nous offre des morceaux riches, complexes et dotés d'une réelle personnalité. Rien que pour ça, on a envie de les suivre pour un bon moment
CHRONIQUE "ADECOUVRIRABSOLUMENT"
Dans la multiplicité des ouvertures que nous pouvons nous offrir dans les variantes du post rock, Blue Haired Girl se positionne sur un terrain moins connu et plus miné celui de la mixité sonore. Après un premier rendez lointain, les Blue Haired Girl ont grossi les acteurs de leur son, épaississant sans jamais surcharger. Superstitious qui ouvre semble s'échapper du deuxième album d'air, les guitares volatiles et papillonnantes semblant sortir comme une nuée d'étoile dans le ciel. Avoir placé Superstitious en tête de ce disque c'était à la fois prendre le risque de perdre des gens en route, mais surtout de questionner. Avec uterus nous sommes sures de la direction prise, sur l'éloignement le cinéma d'Eustache ou les textes de Rollin ne sont pas loin, l'emprise à la fois de tout ce qui palpable mais aussi les courants les moins bien définis par les mots. Sans jamais jouer des boucles, le groupe aère sa musique de cercle concentrique et de petite révolution qu'un big bang se chargera de casser pour en créer d'autres nouvelles, formant un kaléidoscope. Pas de prise de tête pour autant, on y rigole souvent sur ce disque en témoigne mercredi ou la vie sauvage et ses cris bestiales et porteurs d'une libération. Signe d'une maturité qui ne sera bientôt plus à prouver par des mots mais par des actes simples (comme l'intro de walt) Blue Haired Girl termine par Monégasque, petit instrumental frisant à la fois l'infantilisme mais aussi la perfection dans le positionnement des choses, et cela depuis Jacques Tati seul Comelade avait réussi cela.
CHRONIQUE "ONDEFIXE"
En plus de se cacher derrière la webradio du même nom, l'Asso de Gens Normal tient les rênes d'un label aux sorties sporadiques : Les Disques Normal.
Après Jocari, place à la fille aux cheveux bleus, dont la musique, autrefois parsemée d'électronique, se focalise désormais sur sa composante acoustique pour évoquer à plus d'un égard et à plus d'une reprise le papier à musique de Jim O'Rourke ou celui de l'Altra, période In the afternoon. On y perçoit d'étonnantes similitudes, ne serait-ce que dans ce jeu de batterie aérien, et ces nœuds de guitare, semblant couler de source. Cette musique bleutée se voit tantôt éclairée par un glockenspiel luminescent, tantôt chahutée par des acclamations sauvageonnes (Mercredi ou la vie sauvage) ou bien encore crispée sous la pression de tensions électriques (Superstitious et sa voix rouillée traumatisée - une voix qui récite tout autant qu'elle chante, s'exprimant indifféremment en français ou en anglais au fil des titres). Le registre dévie quelque peu lorsque s'invite un violon(celle) au comportement nomade (Asymétrique, Karl & Julie aux faux airs de Clogs), ou un piano délivrant un solo aux dissonances exquises, plutôt rares dans le large cercle pop (Walt). La déviance ultime survient sur la brève fin de parcours Monegasque, qui avec son banjo déréglé et son armada d'instruments-jouet, constitue un clin d'oeil appuyé à Pascal Comelade, et un dénouement ludique à ces 25 minutes auxquelles on adresse toute notre sympathie.

| Genre | post rock folk | ||||||||||||||
| Release | January 28, 2007 | ||||||||||||||
| |||||||||||||||
Copy and paste this HTML code onto your blog :