En véritable artisan de la chanson, le pari de Nathanaël est réussi. Toujours à l’orée de la chanson à texte, l’album se pare pourtant de nouvelles couleurs -plus douces. Et si la mélancolie de chansons comme les attachantes « Sarah » et « L'averse d'été » nous touche, si certains titres plus graves ponctuent également l’écoute du disque (la complainte du mysogine), les plus grandes émotions émergent au moment des superbes et plus percutantes « l'assoiffé », « Le premier bistrot », « J'attend ». Bref, le temps d’un disque, c’est bien dans l’énergie brute et melancolique qu’on aime le plus le retrouver.
C' est au final un disque attachant,toujours généreux et pourtant différent ...