Totalement à part, Album gag, et parfois monument de délire absolu, Tube H Yeah prouve qu'Ogg Vorbis n'est jamais aussi bon que lorsqu'il pète carrément les plombs.
Inegal comme à l'habitude, l'ensemble se place malgré tout parmi les meilleures productions du groupe. Pornosax, Funk déjanté et salace, est certainement LE morceau d'anthologie du groupe, La charogne (texte de C. Baudelaire) est également une réussite avec son patchwork hallucinatoire traversé d'éffluves malsaines.
Il faudra peut-être éviter ce qui vient ensuite, réflexion dialectique fumeuse sur rythmique easy-listening qui traine en longueur pour sauter sur la piste suivante prétendument envahie de nightclubers, on s'y sentira quand même un peu seul (où est passée la folie furieuse de pornosax ?) malgré une présence sulfureuse au sex-appeal torride.
"Killer il est" est un bon titre sans plus, qui permet d'attendre patiemment Tube H Yeah, reggae frétillant, qui renoue avec l'atmosphère allumée du début mais qui aurait mérité d'être un peu plus développé.